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Lettre d'information ACS du 27 août 2018

Publié le 27 août 2018

L'exécutif donne la priorité à la loi Pacte 

A l'occasion du premier Conseil des ministres de la rentrée, le gouvernement a confirmé que la loi Pacte serait examinée avant la loi constitutionnelle. L'examen de cette dernière avait été arrêté précipitamment en juillet dernier suite aux révélations liées à l'affaire Benalla. Il y a peu de chance que la loi constitutionnelle revienne à l'Assemblée avant la fin de l'année. Les députés doivent examiner plusieurs textes et s'attaquer au budget qui occupe la majorité de la fin de l'année. 

Impôt à la source : le gouvernement fait un geste en direction des TPE-PME 

Face aux critiques émanant des dirigeants de TPE-PME, Gérald Darmanin a décidé d'aider les entreprises de moins de 20 salariés pour la collecte de l'impôt sur le revenu. Elles pourront recourir au système titre emploi service entreprise (Tese) mis en place pour le prélèvement des cotisations Urssaf, afin d'assurer le prélèvement à la source. Environ un million d'entreprises de moins de 20 salariés seraient concernées. 

La croissance des PME stable à un haut niveau 

D'après la dernière enquête de conjoncture semestrielle de Bpifrance, la croissance de l'activité des PME devrait se stabiliser à un niveau élevé cette année en France mais leurs capacités d'accélération risqueraient de se heurter à des difficultés de recrutement croissantes. Le solde d'opinion des dirigeants d'entreprise interrogés sur l'évolution de leur chiffre d'affaires se situe à +26, un niveau inchangé par rapport à fin 2017. Ce solde est en hausse de deux points dans l'industrie (+30) et les services (+28) mais chute de douze points dans le tourisme (+14) et de onze dans les transports (+25), deux secteurs pénalisés par les grèves du printemps (SNCF et Air France) et la remontée des prix du pétrole. L'optimisme des patrons de PME s'appuie principalement sur des carnets de commandes, actuels comme à venir, qui restent bien garnis même si les prévisions à six mois reculent légèrement. S'agissant de 2019, les entreprises anticipent un léger ralentissement de la croissance de leur activité, avec un indicateur prévisionnel en retrait de trois points sur un an à +26, qui passe juste sous sa moyenne de long terme (+27). 

Activité économique stable cet été en Bretagne 

D'après l'analyse mensuelle de la conjoncture économique de la Banque de France en Bretagne, les activités des entreprises ont été "stables en juillet". Si un léger tassement a été observé du côté de la production industrielle, les services marchands ont en revanche bénéficié d'une « hausse modérée ». Concernant le secteur de la construction, la Banque de France a constaté une amélioration liée à une « intensification des constructions ». Les carnets de commande du secteur sont en outre bien garnis. 

Ralentissement de l'économie rennaise d'après l'Audiar 

D'après l'Audiar, l'agence d'urbanisme du pays de Rennes, si 7.000 emplois ont été créés dans le bassin de Rennes sur une année (+2,9%), le premier trimestre 2018 a été moins dynamique. Seulement 540 postes ont en effet été créés sur le trimestre contre 2.000 au cours de la même période en 2017. Dans le détail, 55% des nouveaux emplois concernaient les secteurs des services aux entreprises, du numérique et de l'hôtellerie-restauration. Malgré un repli constaté également du côté de l'intérim (-8%), l'économie rennaise reste favorable. 

Forte envolée des micro-entreprises en 2017 

D'après l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), la France comptait 1 183 000 microentreprises au 31 décembre 2017, soit une hausse de 11,3% en un an. Cette progression est due à une forte hausse des immatriculations (+11,7%) et à un recul simultané des radiations (-7,1%). Le chiffre d'affaires moyen trimestriel des micro-entrepreneurs a augmenté de 4,5% en un an, à 3.684 euros au quatrième trimestre 2017. Avec une hausse de 10,2%, les microentreprises pesaient 2,649 milliards d'euros fin 2017. L'Acoss souligne, cependant, que le nombre de microentreprises actives ralentit. En effet, la part de micro-entrepreneurs actifs n'a progressé que de 0,1% en 2017 contre une augmentation de 7,3% l'année précédente. 

Logement neuf : "forte baisse" des mises en vente au 2ème trimestre 

D'après des chiffres communiqués par le ministère de la Cohésion des territoires, la commercialisation des logements neufs est en baisse de -12,8% au deuxième trimestre, par rapport à la même période en 2017. « Cette forte baisse est observée à la fois pour le collectif (-12,4%) et l'individuel (-17,2%) » précise le ministère de la Cohésion des territoires. Conséquence de cette tendance, « l'encours de logements proposés à la vente de fin de trimestre diminue et s'établit à 110.100 unités (-1,1%) ». Le segment où l'activité semble le plus durement impactée est celui de la maison individuelle de moins de quatre pièces puisque l'on observe un repli des réservations de 30,1%. Les tendances annuelles sont également orientées à la baisse avec respectivement -14% et -9,2% de recul pour les mises en vente et les réservations sur les quatre derniers trimestres par rapport aux quatre trimestres précédents. En juillet 2018, la Fédération des constructeurs de maisons individuelles avait fait part de ses inquiétudes quant aux conséquences de la suppression, depuis janvier, de l'APL accession.