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Lettre d'information ACS du 3 septembre 2018

Publié le 03 septembre 2018

La reprise économique a stimulé les performances des PME en 2017 

Selon une récente étude de la Banque de France, la croissance du chiffre d'affaires des PME françaises a augmenté pour la troisième année consécutive, atteignant 4,6% en 2017. La valeur ajoutée a également progressé passant de 3,7% en 2016 à 4,2% en 2017. Tous les grands secteurs (l'industrie manufacturière, la construction, le commerce, le transport et le conseil et services aux entreprises) sont concernés par ces hausses. Malgré un taux de marge qui s'est stabilisé à 22%, la Banque de France note que le taux de marge moyen masque des disparités entre les secteurs : quand celui du BTP enregistre un taux de marge à hauteur de 15%, celui du commerce s'élève à 23,8%. La rentabilité économique, qui rend compte de l'efficacité de l'appareil productif des PME, a également connu une légère hausse entre 2016 et 2017, passant de 7,7% à 8%. Enfin si le revenu global des entreprises s'est redressé, les derniers chiffres de l'Insee, qui annoncent de sérieux signes de ralentissement de l'économie tricolore, pourraient assombrir les perspectives des PME françaises. 

Croissance : l'Insee confirme le coup de frein 

L'Insee a confirmé le ralentissement de la croissance française. Elle s'est établie à 0,2% au second semestre, progressant ainsi au même rythme qu'au premier trimestre. Il sera difficile pour le gouvernement de tenir ses promesses budgétaires pour 2019. Le commerce extérieur pèse sur la croissance. Malgré un rebond des importations et des exportations ce trimestre, le solde extérieur s'élève à moins 0,3 point. Par ailleurs, les dépenses de consommation des ménages affichent un léger fléchissement (-0,1%). En revanche, l'investissement des entreprises a accéléré (+1,3% au second trimestre). 

Les créations d'entreprises reculent encore en juillet 

D'après l'Insee, le nombre d'entreprises créées en juillet 2018 a reculé de 3,3% par rapport au mois de juin, passant de 58.502 à 56.577 immatriculations. Après une baisse de 1,1% en juin, le reflux du mois de juillet s'est, lui, manifesté à la fois pour les entreprises classiques, avec un recul de 3,9%, et pour les immatriculations de micro-entrepreneurs avec une réduction de 2,5%. Malgré ce repli, le nombre cumulé de créations d'entreprises sur les trois derniers mois s'inscrit en nette progression par rapport à la même période il y a un an (+20,3%). Sur un an, en données brutes, le nombre cumulé d'entreprises créées affiche, à fin juillet une hausse de 16,3%, soit un rythme supérieur à celui de 15,6% constaté en juin. Cette hausse annuelle se manifeste dans toutes les catégories mais concerne surtout les immatriculations de micro-entrepreneurs (+31,3%) et les créations d'entreprises individuelles classiques (+29,2%), la progression étant nettement plus mesurée pour les créations de sociétés (+1,7%). Dans le détail, c'est le secteur "transports et entreposage" qui contribue le plus à l'amélioration générale, avec une augmentation correspondant à 8.300 créations supplémentaires ces douze derniers mois, soit une contribution de 5,9 point. 

Fiscalité : l'exécutif met les entreprises à contribution, sans braquer le Medef 

Le gouvernement a présenté son projet de loi de finances 2019. Les entreprises vont être mises à contribution. L'allègement des cotisations patronales a été reporté à octobre 2019. Cela représente une économie de 2 milliards d'euros. Par ailleurs, l'alourdissement du cinquième acompte de l'impôt sur les sociétés (IS) devrait coûter environ 1,3 à 1,5 milliard d'euros aux entreprises. Enfin, le gouvernement prévoit une baisse des aides versées aux entreprises. Elle pourrait s'élever à 1 milliard d'euros en 2019. Bruno Le Maire a exclu un relèvement de la TVA réduite dont certains secteurs bénéficient et des coupes dans le crédit impôt recherche. L'effort demandé aux entreprises atteint ainsi 4,5 milliards d'euros. 

Baisse du nombre des financements de startups 

D'après In Extenso Innovation Croissance, seulement 10 opérations de financement de startups ont été conclues au cours du premier semestre 2018, avec des investisseurs de proximité majoritairement. Si le ticket moyen s'est élevé à 5,4 millions d'euros sur ce semestre (contre 8 millions d'euros au premier semestre 2017), In Extenso Innovation Croissance note l'importante opération réalisée par la société rennaise Klaxoon qui a levé 42,8 millions d'euros. 

L'apprentissage en légère hausse en 2017/2018 

D'après des données de la Dares, le nombre de contrats d'apprentissage signés entre juin 2017 et mai 2018 a augmenté de 5,6% par rapport à 2016-2017. Depuis juin 2017, ce sont en effet 307.000 contrats qui ont été enregistrés : +5,5% dans le seul secteur privé et +7% dans le secteur public. L'année précédente, le nombre de contrats avait augmenté de 2,1% au total. 

Le tourisme et l'hôtellerie français reprennent des couleurs 

Après deux années marquées par la baisse de l'activité suite aux attentats terroristes de 2015, le marché tricolore du tourisme est reparti à la hausse en 2017. Selon l'Organisation mondiale du tourisme, la France reste la première destination touristique internationale avec 89 millions de visiteurs en 2017 (+6% par rapport à 2016). Un dynamisme qui a largement joué en faveur du secteur de l'hôtellerie, qui enregistre une hausse de fréquentation de près de 4% par rapport à 2016. Alors que le chiffre d'affaires hébergement de l'hôtellerie parisienne a enregistré une croissance de +9% par rapport à l'année précédente, le chiffre d'affaires hébergement en régions a progressé d'un peu plus de 2%. Favorisé par la bonne dynamique économique générale et le renforcement de l'engouement pour la destination France, le secteur hôtelier tricolore devrait poursuivre sa croissance en 2018, à Paris comme en régions, où elle devrait toutefois se faire plus modérée