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Lettre d'information ACS du 11 juin 2019

Publié le 11 juin 2019

Une étude annonce que les créations d'entreprises vont s'accélérer cette année 

Selon une étude de l'assureur-crédit Euler-Hermes, les créations d'entreprises, portées par le secteur manufacturier, devraient augmenter de 10% en France, après +9,3% l'an dernier et +6,2% en 2017. Même si un ralentissement de la croissance est prévu, l'innovation reste bien active dans l'économie et la société « ce qui implique l'apparition de nouveaux besoins, que cela soit pour les entreprises ou les ménages, et donc de nouvelles opportunités de marché», a expliqué l'économiste Stéphane Colliac, cité dans le communiqué. Un rebond des défaillances est également envisagé par l'assureur-crédit Euler-Hermes. 

Le microcrédit dope la création d'entreprise et favorise l'inclusion sociale 

Numéro un du secteur, l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) a accordé en 2018 25.000 crédits à des personnes qui n'avaient pas accès aux prêts bancaires classiques. Créée il y a 30 ans, la structure entend sensibiliser tous les publics (jeunes, femmes, seniors, etc.) à la création d'entreprise et mène diverses actions pour y parvenir. L'association a permis par exemple la suppression de la règle qui faisait qu'au-delà de cinq ans d'existence une entreprise ne pouvait plus bénéficier d'un microcrédit. Outil efficace de lutte contre le chômage, le microcrédit est également un soutien à l'activité économique. Selon le rapport annuel de l'Observatoire de l'inclusion bancaire, l'encours des microcrédits accompagnés a ainsi progressé de 8% en 2017, soit plus qu'en 2016 (+ 6%). Deux types de microcrédits existent: le microcrédit professionnel, majoritaire tant en encours (85% du total, avec 1,2 milliard d'euros) qu'en nombre de microcrédits (67%) ; et le microcrédit personnel, destiné aux personnes exclues afin de leur permettre de financer des projets d'accès, de maintien ou de retour à un emploi salarié ou d'insertion sociale. Depuis plusieurs années, 60% des encours sont utilisés dans le cadre d'une aide à la création d'entreprise. En 2017, quelque 197.457 nouveaux crédits ont été distribués pour des flux annuels qui dépassent les 500 millions d'euros. Dans le détail, le financement de la reprise ou de la transmission représente la deuxième part des microcrédits professionnels, avec un tiers des encours. Les secteurs qui y ont le plus recours sont ceux du commerce et de la réparation ou des services qui représentent chacun près d'un tiers des encours accordés. 

La BEI s'appuie sur HSBC et Crédit Agricole pour financer les PME et la transition écologique 

La banque européenne d'investissement (BEI), HSBC et Crédit Agricole ont annoncé la signature d'un accord visant à soutenir le financement de PME françaises, pour un montant total de 700 millions d'euros. L'accord avec HSBC porte sur une garantie de 200 millions d'euros pour financer l'innovation et sur une ligne de crédit de 250 millions d'euros qui permettra à la filiale française de prêter 500 millions d'euros. De son côté, HSBC, qui s'associe pour la première fois à la BEI, répercute à ses clients les taux bonifiés de l'institution européenne. Le groupe sino-britannique a également tenu à ce qu'au moins 100 millions d'euros soient fléchés vers des projets verts. Quant au partenariat avec le groupe Crédit Agricole, il prévoit une première tranche de crédit de 250 millions d'euros qui pourra être complétée par une seconde. La banque verte financera à hauteur de 500 millions d'euros les PME, ETI, entités publiques ou exploitations agricoles dans des projets de lutte contre le réchauffement climatique. 

Apprentissage: record de nouveaux contrats en 2018-2019 

Les entrées en apprentissage ont atteint un record en 2018-2019. De juin 2018 à fin mars 2019, soit deux mois avant la fin de la campagne, 310.000 jeunes sont en effet entrés dans le dispositif, selon les chiffres de la Dares, service des statistiques du ministère. Cela constitue une hausse de 3,7% par rapport au cumul des enregistrements de juin 2017 à mars 2018 et c'est déjà plus que le record établi en 2017-2018 de 306.700 nouveaux contrats. Pour encourager le développement de l'apprentissage, le gouvernement a fait voter en septembre une vaste réforme qui a mis les partenaires sociaux des branches professionnelles au cœur du dispositif. Cette réforme contient de nombreuses mesures: limite d'âge repoussée à 30 ans, financement des centres de formation (CFA) selon le nombre d'apprentis, simplification des aides aux employeurs, assouplissement du temps de travail des mineurs, suppression du passage obligatoire devant les prud'hommes pour licencier un apprenti... Selon le rapport annuel de performance de la mission «Travail et emploi», le taux d'insertion dans l'emploi des apprentis a progressé de plus de trois points en 2018 à 74,5%. 

12 000 emplois créés en Bretagne en 2018 

D'après l'Insee Bretagne, 12.000 emplois ont été créés dans la région en 2018 (+1%). Affichant un taux de chômage parmi les plus bas de France (7,2%), la Bretagne a particulièrement bénéficié d'une hausse de la fréquentation dans les campings et les hôtels (+2,9%). Concernant les autres secteurs, celui des services marchands a vu son chiffre d'affaires progresser de +4,5% en 2018, celui de la construction s'est également bien porté (chiffre d'affaires en hausse de +3,4%). Les activités liées à la construction sont également très favorables (+4,7%), même si un ralentissement est désormais à prévoir compte tenu de la réduction du nombre de permis de construire. 

Les entreprises ne se sont jamais autant endettées 

Les sociétés françaises, quelle que soit leur taille, profitent pleinement des taux très bas pour emprunter. Selon un calcul de S & P Global Ratings, leur endettement total dépassait les 4.000 milliards d'euros mi-2018, soit près de 175% du PIB français. Même si les banques sont un peu plus exigeantes depuis le début de l'année, les prêts pesaient fin avril 1 037 milliards d'euros, en hausse de 6,6% sur un an, indique la Banque de France. Au premier trimestre, les entreprises, principalement les PME, les plus nombreuses aujourd'hui à s'endetter, ont souscrit des prêts de trésorerie à 1,56% en moyenne et des crédits à l'équipement à 1,34%. Les pouvoirs publics surveillent de très près la hausse effrénée de l'endettement des entreprises. En cas de remontée des taux d'intérêt, les entreprises pourraient en effet éprouver des difficultés à faire face à la charge de leur dette, ce qui pourrait peser sur la stabilité financière du pays. Le Haut Comité à la stabilité financière (HCSF) a déjà pris des mesures pour forcer les banques à la prudence, mais cela n'a apparemment pas calmé leurs ardeurs. 

Les micro-entrepreneurs envoient une liste de voeux au gouvernement 

Pour la deuxième année consécutive, l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) a transmis au gouvernement une liste de propositions de réformes afin d'aider les microentreprises. Elle demande notamment que l'accès à l'assurance-chômage pour les indépendants dépende de la cessation d'activité et non de la liquidation judiciaire. Concernant l'assurance-maladie, les micro-entrepreneurs doivent toucher des indemnités journalières dès la création et non au bout d'un an. Pour répondre à la demande de ses clients, l'Adie va créer sa propre complémentaire santé à bon rapport qualité/prix. En matière de retraite, l'association réclame une réduction du seuil de chiffre d'affaires exigé pour générer des droits pendant la première année d'activité. De même, elle propose de relever le seuil d'exonération de TVA. Enfin, pour aider au recrutement, l'association préconise de déduire la première année de salaire de l'employé du chiffre d'affaires déclaré.