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Lettre d'information ACS du 23 septembre 2019

Publié le 23 septembre 2019

Bretagne : prévisions positives pour l'économie régionale 

D'après la dernière note de conjoncture mensuelle de l'économie régionale, la Banque de France fait état de tendances positives dans l'industrie, les services marchands et les travaux publics. Le secteur industriel est en effet bien orienté en raison d'un niveau de commandes plus consistant et de stocks bien ajustés aux besoins des entreprises. Du côté des services marchands, les entreprises cherchent à recruter de nouveaux collaborateurs. Enfin, même si la Banque de France prévoit un ralentissement dans le bâtiment, elle estime que les activités dans les travaux publics devraient continuer de progresser jusqu'à l'approche des élections municipales. 

Financement de la tech française : Bpifrance va gérer un fonds privé de 500 millions d'euros 

Bpifrance vient d'annoncer qu'elle allait gérer un «fonds de fonds privé» de 500 millions d'euros pour financer des jeunes pousses technologiques françaises et répondre ainsi à l'appel lancé par le président Emmanuel Macron. Les grands investisseurs institutionnels français se sont engagés à miser cinq milliards d'euros dans les entreprises de technologie en croissance. L'exécutif a sollicité ces derniers mois les investisseurs institutionnels pour qu'ils musclent leurs efforts dirigés vers les start-ups qui commencent à réussir et ont besoin d'investissements chiffrés en dizaines, voire en centaines de millions. 

Les difficultés de recrutement entravent l'essor des PME 

Une enquête de l'institut Rexecode révèle que les difficultés à embaucher sont le principal frein au développement pour 59% des PME. Tous les secteurs sont concernés, même si celui de la construction serait le plus touché. Le pourcentage de PME citant l'absence de candidat parmi les difficultés à embaucher est passé de 81% à 74% en un an. En revanche, la proportion de PME mettant en avant l'inadéquation entre leurs attentes et celles des candidats a augmenté (de 77% à 83%). Parmi les autres freins à l'embauche figurent le niveau de qualification des candidats, jugé insuffisant, pour plus d'une PME sur deux, leur manque d'expérience pour une PME sur trois et enfin leur faible adaptabilité supposée pour 30%. L'une des solutions avancées serait de changer le mode de recrutement. 

PME : comment éviter le choc d'un « hard Brexit » 

Alors que la date du Brexit se rapproche, le gouvernement français mène une nouvelle vague de sensibilisation auprès des entreprises les plus concernées. Début 2019, Bercy avait déjà alerté par mail 20.000 entreprises prioritaires, via un guide d'accompagnement et un site Internet dédié. Le gouvernement et le patronat multiplient les messages d'urgence. Les douanes estiment qu'environ 100.000 entreprises françaises commercent avec le Royaume-Uni, dont 30.000 exportatrices. A cela s'ajoute les entreprises clientes ou fournisseurs de celles qui exportent. Les entreprises basées dans les régions les plus proches de la frontière seront les plus touchées (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Grand Est et Île-de-France. Parmi les secteurs sensibles figurent l'aéronautique, l'automobile et l'agroalimentaire, qui exportent de gros volumes outre-Manche. Les craintes autour d'un « hard Brexit » se concentrent autour du transport de marchandises, des frais de douane, des liens avec les fournisseurs britanniques, des salariés britanniques dans l'Hexagone et des français outre-Manche, ainsi que des règlements et des accréditations. Enfin, un fonds de soutien est prévu pour aider les entreprises en difficulté. La Commission européenne a annoncé une enveloppe de 780 millions d'euros provenant des fonds de solidarité ou d'ajustement à la mondialisation. 

Trésorerie : les banques ne jouent pas le jeu des TPE 

D'après une enquête réalisée par le Syndicat des indépendants (SDI), si le crédit sur l'investissement est reparti, les TPE n'ont cependant toujours pas accès à des crédits courts adaptés à leurs besoins. Le SDI pointe ainsi que 46% des TPE se voient accorder des découverts à un taux moyen compris entre 10,54% et 14,05%, soit un coût 5 à 7 fois supérieur à un crédit classique. L'absence de solutions proposées par les banques a par ailleurs fortement augmenté : 31% en 2019 contre 13% en 2016. L'enquête met également en évidence une accentuation de la dégradation des trésoreries en 2018. 52% des dirigeants de TPE ont ainsi constaté une dégradation de leur trésorerie l'an dernier (contre 38% en 2016). 40% des personnes interrogées ont été impactées par les mouvements sociaux des gilets jaunes, principalement les entreprises de 1 à 5 salariés. 50% des dirigeants déclarent être à 5.000 euros de leur seuil de stabilité, 83% fixe à 15.000 euros le montant dont ils auraient besoin. Face aux problèmes de trésorerie soulevés, l'organisation interprofessionnelle patronale défend actuellement quatre mesures qui permettraient aux TPE de s'en sortir : le plafonnement des frais de toute nature perçus à l'occasion du traitement des irrégularités de fonctionnement du compte courant pour les TPE (et les entrepreneurs individuels), l'extension de la portabilité des comptes bancaires aux comptes courants des TPE (et des entrepreneurs individuels), l'obligation bancaire d'information sur les coordonnées du Correspondant TPE de la Banque de France au-delà de 3 mois de découvert non autorisé et enfin la mise en place d'un micro-crédit de trésorerie (jusqu'à 15.000 euros) directement accessible via une plateforme BPI France, en lien avec la Médiation du crédit. 

Le gouvernement veut réduire les exonérations de charges des micro-entrepreneurs 

Alors que les créations de micro-entreprises ont fortement augmenté (+28% en 2018), le gouvernement s'apprête à introduire dans le projet de loi de finances 2020 une disposition visant à limiter les conséquences budgétaires de ce phénomène Dans le viseur, les trois années de charges sociales réduites dont bénéficient les micro-entrepreneurs. Ceux-ci ne paient en effet qu'un quart de leurs cotisations la première année d'exercice, 50% la deuxième, 75 % la troisième, et la totalité dès la quatrième année. Si ce dispositif est ancien, il a été généralisé à tous les « micro-créateurs » depuis janvier 2019, suite à une promesse d'Emmanuel Macron. Conséquence de cette extension, le coût des exonérations sociales pour les micro-créateurs, qui était de 250 millions d'euros avant la généralisation, dépasserait 1,4 milliard d'euros si aucune mesure n'était prise. La disposition envisagée par le gouvernement prévoit donc de traiter les micro-entrepreneurs comme les autres indépendants à partir de 2020, avec une année blanche. Pour les créateurs déjà engagés dans le dispositif actuel, en 2020 ils auront 25 % d'exonérations si c'est leur deuxième année d'exercice, et 10 % si c'est la troisième. Avec ce système, l'Etat pourrait économiser 200 millions d'euros en 2020 et 600 millions en 2022. 

Risques professionnels : 17 types d'aides pour les très petites entreprises 

D'après la branche "accidents du travail et maladies professionnelles" (AT-MP) de l'Assurance maladie, dix-sept subventions sont désormais proposées aux entreprises de moins de 50 salariés pour les aider à prévenir les risques professionnels. Ces aides, ouvertes jusqu'à fin 2020, peuvent financer l'achat de matériel ou faciliter l'investissement dans des solutions de prévention (diagnostic des risques, formations). Si toutes les entreprises sont concernées, plusieurs secteurs d'activité sont particulièrement ciblés en raison de leur fort taux d'accidents et de maladies liées au travail : transport et logistique, BTP, métallurgie, industrie agroalimentaire, hôtellerie et restauration, aides et soins à la personne, propreté et nettoyage, réparation automobile et contrôle technique, coiffure. Pour être financées, les installations doivent être conformes aux normes en vigueur ainsi qu'à un cahier des charges défini par l'Assurance maladie.