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Lettre d'information ACS du 12 novembre 2019

Publié le 15 novembre 2019

Emploi salarié: hausse des créations nettes dans le privé au 3e trimestre 

D'après des chiffres provisoires de l'Insee, le secteur privé français a enregistré 54.300 créations nettes de postes au 3e trimestre, soit une hausse de 0,3%. Par rapport au deuxième trimestre (+45.400), la hausse est légèrement plus forte. Sur un an, l'emploi salarié est en hausse de 1,4%, soit 263.200 créations nettes de postes, grâce à un chiffre particulièrement élevé au premier trimestre (+100.400). 

L'activité des PME toujours bien orientée 

A l'occasion du salon « Impact PME », le rendez-vous annuel de la CPME, le président de l'organisation, François Asselin a fait part de la bonne santé des PME. Malgré un contexte international « anxiogène » (Brexit, relations commerciales sino-américaines), l'activité des PME reste bien orientée. Elles profitent des taux d'intérêt extrêmement bas qui favorisent l'investissement et du prix de l'énergie qui reste raisonnable. Autant de bonnes nouvelles qui encouragent les embauches, et ce malgré des difficultés de recrutement particulièrement élevées. Par ailleurs, les PME bénéficient d'un niveau de trésorerie « correct » même si ce n'est pas suffisant pour « consolider » leurs fonds propres. Enfin, le climat social dans les PME est « plutôt relativement paisible ». En revanche, le président de la CPME dénonce l'envolée des impôts locaux. 

La reprise d'activité des TPE en 2018 se confirme 

En dépit d'une fin d'année 2018 marquée par la mobilisation des gilets jaunes, la grève des cheminots ou encore l'interminable Brexit, 2018 s'avère plutôt un bon cru pour les TPE. C'est ce qu'indiquent les résultats de la 25e édition de l'étude statistique « Chiffres et Commentaires » de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA). Avec un chiffre d'affaires (CA) moyen en hausse (+ 1,6 % contre + 0,9 % en 2017) et un résultat courant net (RC) moyen quasiment stable (- 0,2 % contre + 0,2 % en 2017), l'activité des TPE s'inscrit dans la dynamique économique nationale, laquelle a bien résisté en 2018 (+ 1,7 % de PIB en 2018 contre + 2,3 % un an plus tôt). 8 secteurs sur 11 affichent une progression nette : les transports (+ 3,9 % de CA en 2018 contre + 2,9 % de CA en 2017), les prestataires de services divers (+ 2,9 % contre + 2,3 %), les artisans de l'automobile (+ 2,8 % contre + 2,3 %), le secteur de la culture et des loisirs (+ 2,0 % contre + 0,7 %), le commerce de détail alimentaire (+ 1 % contre - 0,2 %), le secteur de la santé (+ 0,6 % contre 0 %), celui de l'équipement maison (+ 0,1 % contre - 0,9 %) et de la beauté-esthétique (0 % contre - 0,2 %). En revanche, tandis que l'hôtellerie-restauration est sur la corde raide (+ 1,5 % contre +1,5 %), l'habillement (- 2,6 % contre - 1,4 %) et l'artisanat du bâtiment (+ 2,5 % contre + 2,8 %) accusent le coup. Alors que le bénéfice net moyen des TPE s'est élevé à 35.000 euros en 2018 (28.900 euros sans le secteur de la santé), trois professions se détachent en haut du classement des plus grands bénéfices annuels : les pharmaciens d'officine (141 291 euros), les opticiens (60 570 euros) et les taxis-ambulances (59 983 euros). 

16 entreprises dans la première édition de Boost'Up Bretagne 

Financé par la Région Bretagne, Bpifrance et les 7 technopoles de Bretagne, le programme Boost'Up Bretagne s'adresse à des sociétés innovantes réalisant un chiffre d'affaires d'au moins 2 millions d'euros et employant au moins 20 collaborateurs. Grâce à une enveloppe de 1,49 millions d'euros sur 3 ans, le programme se donne pour objectif d'aider les jeunes entreprises à grandir. Les 16 entreprises sélectionnées (Abyss Ingredients, Aghadoe, Apizee, Ariadnext, BluekanGo, Entech, Secure-IC, NG Biotech, IOT.BZH, Kereval, Ijinus, Foil and Co, ESoftThings, Steeple, Hoppen et Terre d'Embruns) vont être suivies de très près par un consultant, et leurs dirigeants vont bénéficier de 16 jours de formation dispensée par Skema Business School (Euralille, 59). 

Apicap lance un fonds d'investissement dédié aux PME dirigées par les femmes 

«Plusieurs études ont démontré que les PME gérées par les femmes sont plus performantes, tant en termes de croissance du chiffre d'affaires que de rentabilité. Elles prennent des risques plus mesurés que les hommes et les salariés restent plus longtemps dans leurs sociétés», indique Alain Esnault, le président d'Apicap. C'est en partant de ce constat que la société Apicap a décidé de lancer le premier fonds français de capital investissement et de transmission dédié aux PME et entreprises moyennes (ETI) non cotées dirigées par des femmes. Il sera abondé à hauteur de 100 à 200 millions d'euros par des investisseurs institutionnels et professionnels français et étrangers. Pour être éligibles, les sociétés devront avoir une femme PDG, directrice générale, présidente du directoire ou actionnaire significative. En France, 10.000 PME et ETI avec un chiffre d'affaires de 5 à 100 millions d'euros ont une femme à leur tête. Soit 15 % du vivier d'entreprises de cette taille ; seules 4 % sont financées par des sociétés de capital investissement. 

Les travailleurs indépendants gagnent 3580 euros par mois 

La dernière étude de l'Insee révèle que 3,2 millions de Français exercent une activité non salariée. 400.000 de ces entrepreneurs individuels classiques, microentrepreneurs ou gérants majoritaires de société exercent une activité agricole. La majorité des travailleurs indépendants exercent leur activité dans les secteurs du commerce et de l'artisanat, de la santé, de la construction ou des services aux particuliers. En 2017, la population non salariée a augmenté de 1,4%, hors secteur agricole. Ce phénomène est dû notamment à la forte hausse du nombre de microentrepreneurs (+8,3%, contre +7,8% en 2016). Ainsi, fin 2017, le nombre de microentrepreneurs actifs s'élevait à 928.000 personnes. Ils représentaient un tiers des non-salariés hors agriculture. Avec 470 euros par mois, le niveau de leurs revenus est en moyenne beaucoup plus faible que celui des non-salariés classiques. Ils gagnent près de huit fois moins que les autres indépendants. En 2017, environ 30% des microentrepreneurs occupaient également un emploi salarié. Enfin, les non-salariés classiques dégagent en moyenne 3580 euros mensuels de leur activité. Dans le détail, les entrepreneurs individuels gagnent 3880 euros et les gérants de sociétés 3180 euros. En revanche, 8% déclarent un revenu nul (ou déficitaire). 

Le Bâtiment lance son opération séduction à destination des apprentis 

Malgré un taux de chômage à 8,5% en France, 6.000 entreprises du bâtiment et des travaux publics sont toujours à la recherche d'un apprenti. C'est ce qu'annonce un communiqué publié début novembre par le Comité de concertation et de coordination de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP). Si une récente enquête de l'Ifop indique que 89% des Français jugent les métiers et les conditions de travail du BTP difficiles, le CCCA-BTP explique que cela ne reflète plus la réalité du secteur de la construction en raison de multiples innovations (exosquelettes, objets connectés, impression 3D...). Une amélioration du nombre d'inscrits dans les 110 centres de formation conventionnés avec le CCCA-BTP a toutefois été observée (+ 3,3% entre le 1er octobre 2018 et le 1er octobre 2019, à 48.157).