Couverts végétaux : un levier clé pour le sol et la ferme

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Publié le 31 mars 2026
Couverts végétaux, cultures semées entre deux cultures principales pour protéger et améliorer le sol agricole.

Les couverts végétaux constituent un véritable levier agronomique. Semés entre deux cultures, ils ne sont pas seulement utilisés pour « couvrir » une parcelle : les éléments nutritifs des sols sont captés et la vie biologique est stimulée.

Cas concret : le GAEC Guilloux et ses couverts végétaux

Dans le bocage breton, sur 111 hectares et avec 69 vaches laitières, l’exploitation du GAEC Guilloux vient d’être nommée lauréate du concours photo Cerfrance Brocéliande. Ce GAEC utilise les couverts végétaux d’interculture comme un outil stratégique.

Ici, l’agriculture ne s’arrête jamais, même après la récolte. Chaque parcelle est donc pensée pour nourrir et protéger le sol, les cultures, tout en renforçant la résilience de l’exploitation face aux aléas climatiques.

“J’ai l’envie de réussir mes couverts végétaux et de ne pas les semer pour rien. Dès le début, j’ai compris leurs intérêts” confie l’un des associés.

Un levier agronomique pour le sol et la ferme

Plus un couvert végétal se développe, plus il est efficace. En effet, les couverts captent l’azote et les minéraux disponibles. Ils structurent le sol et simplifient le travail de la culture suivante. En se décomposant, ils restituent ainsi les éléments fertilisants et participent à la dynamique biologique du sol.

L’investissement est important avec une fourchette de l’ordre de 70 € l’hectare et doit être rentable. L’objectif est affiché sur la production de biomasse mais aussi sur la protection des sols.

Le plus important est de trouver un mélange qui soit en vie jusqu’à avril.

Des services multiples pour le sol et le troupeau

Les couverts végétaux enrichissent la matière organique. La biodiversité est ainsi favorisée et certains ravageurs sont naturellement régulés.

Les expérimentations menées par les instituts techniques agricoles comme ARVALIS ou l’ITAB montrent que ces effets sont d’autant plus efficaces que la diversité des espèces est élevée.

Au sein du GAEC, 6 espèces sont semées tous les ans et ont été sélectionnées au fil des années, suivant leurs capacités à produire de la biomasse et à pousser sur les différentes parcelles de la ferme.

À la question : “Reviendriez-vous à des couverts plus simples ou en purs ?”

La réponse est claire : “Non, je ne reviendrai pas en arrière”.

CIPAN : un outil clé pour sécuriser la production

Sur l’exploitation, les CIPAN (Culture Intermédiaire Piège à Nitrates) sont considérées comme une culture à part entière.

Hors l’obligation réglementaire, il s’agit d’un levier technique. L’objectif est de produire un maximum de biomasse pour capter l’azote après récolte, enrichir le sol et limiter les pressions des adventices.

Un couvert végétal doit produire, sinon il n’apporte pas tout ce qu’il doit au système.

Les mélanges multi-espèces permettent donc de cumuler les fonctions agronomiques. Les légumineuses fixent l’azote, les crucifères structurent le sol et les graminées couvrent rapidement la surface.

Cette approche offre également une meilleure résilience face aux aléas climatiques. Les étés plus secs et les pluies irrégulières imposent un raisonnement basé sur les conditions du sol plutôt que sur le calendrier.

Ainsi, certains semis sont décalés pour profiter d’un épisode pluvieux, et des espèces plus tolérantes à la chaleur sont intégrées dans les mélanges pour sécuriser la levée et la production de biomasse.

La stratégie est simple : “Semer le plus tôt après la moisson”.

ℹ️ Bon à savoir

Les adventices, aussi appelées « mauvaises herbes », sont des plantes qui poussent spontanément dans une parcelle cultivée, sans avoir été semées.

Couverts végétaux : un levier pour un système durable

Avec l’aide des couverts végétaux et d’autres leviers, le GAEC Guilloux a réussi à créer un levier de performance sur la ferme qui permet une amélioration globale de leurs rendements.

Les sols deviennent plus fertiles et structurés, les cultures suivantes sont mieux protégées, et le troupeau pourrait bénéficier d’une alimentation complémentaire.

Au fil des campagnes et de l’amélioration de la pratique, les couverts végétaux sont devenus un outil clé pour sécuriser les rendements et améliorer l’autonomie du système.

Cerfrance Brocéliande vous accompagne dans vos pratiques agricoles

Les couverts végétaux représentent aujourd’hui un levier technique important. Ils peuvent ainsi améliorer la performance agronomique et la résilience des exploitations.

Les équipes de Cerfrance Brocéliande vous accompagnent pour analyser vos pratiques et construire une stratégie cohérente avec votre système de culture.

Un conseil personnalisé qui permet de sécuriser vos choix techniques et d’améliorer durablement la performance de votre ferme.

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