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Lettre d'information ACS du 22 janvier 2018

Publié le 22 janvier 2018

Moins de faillites d'entreprises françaises

D'après des chiffres publiés par la Banque de France, le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 7,4% sur les 12 mois achevés fin octobre. Au total, 54.818 entreprises ont fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, ont été placées en redressement judiciaire ou mises en liquidation sur cette période, contre 59.198 un an auparavant. Dans le détail, les défaillances cumulées ont reculé de 13,5% dans la construction, de 15,1% dans les activités immobilières, de 8,1% dans l'hébergement et la restauration et de 8,8% dans les conseils et les services aux entreprises. La hausse des défaillances dans l'agriculture, la sylviculture et la pêche a par ailleurs ralenti (+4,2% à fin octobre contre +7,8% à fin septembre), de même que dans les transports et l'entreposage (+2,4% contre +4,5%). Enfin, le nombre de défaillances de PME a reculé de 7,4%.

Bretagne : 2.600 emplois créés au troisième trimestre 2017

D'après l'Insee qui vient de publier les chiffres du troisième trimestre 2017, l'emploi salarié breton a continué sa progression « à un rythme toutefois moins soutenu qu'aux trimestres précédents ». 2.600 emplois nets ont ainsi été créés dans la région au cours du troisième trimestre 2017. Dans le détail, les services marchands hors intérim et le commerce ont concentré 2.300 créations de postes. Si l'emploi est stable dans l'industrie, il se replie légèrement dans la construction. L'emploi intérimaire marque pour sa part un coup d'arrêt après les hausses des trimestres précédents. Concernant le chômage, celui-ci enregistre une hausse de +0,7% par rapport à juin 2017.

PME et ETI françaises ne font pas rêver et manquent d'attractivité

Selon une étude de Bpifrance Le Lab, 57% des PME et ETI estiment manquer de talents pour grandir, et cela à tous les niveaux hiérarchiques. Le nombre de PME-ETI reconnaissant des problèmes de recrutement est en outre très élevé (83%) - et pour 46% de ces entreprises cela a occasionné un impact négatif réel sur le développement de leur chiffre d'affaires. Par ailleurs 72% d'entre elles affirment être en difficultés sur les compétences techniques, et 41% sur des profils commerciaux. La fuite des compétences clés s'avère être également une source de complication pour 42% des PME-ETI interrogées. Pointant la faible mise en place de leviers de fidélisation (primes de performances individualisées, intéressement, participation aux bénéfices…), Bpifrance émet, au regard de toutes ces données, plusieurs recommandations : mise en place de vraies politiques RH, avec une vision stratégique sur trois à cinq ans, amplification de la présence sur les réseaux sociaux et plus généralement meilleur marketing de la société.

L'accès au financement bancaire s'améliore pour les entreprises

D'après une enquête menée par la Banque de France, l'accès des PME aux crédits de trésorerie a progressé au quatrième trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent. 84% des PME ont ainsi obtenu totalement ou en grande partie les crédits demandés contre 80% au troisième trimestre. L'accès aux crédits d'investissement s'est avéré encore plus aisé : 96% des PME ayant obtenu en totalité ou à plus de 75% les crédits souhaités. Concernant les crédits d'équipement, l'obtention s'est maintenue à haut niveau (91%). Du côté des très petites entreprises (TPE), l'accès aux crédits de trésorerie a, en revanche, légèrement baissé (65% au quatrième trimestre après 67% au troisième trimestre), sans toutefois s'écarter de la moyenne des derniers trimestres. Enfin 85% des TPE ont indiqué que leurs demandes de crédit d'investissement avaient été satisfaites en totalité ou en grande partie.

Les artisans du bâtiment optimistes pour 2018

Profitant d'un « contexte économique globalement favorable », l'artisanat du bâtiment a vu son activité se consolider en 2017 : de 1,5% au premier trimestre 2017, l'activité est en effet passée à 3,5% au quatrième trimestre. La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a donc fait part d'un certain optimisme pour 2018, sous réserve qu'aucune nouvelle mesure ne vienne s'ajouter à celles déjà décidées (modification du Crédit d'impôt pour la transition énergétique et recentrage des dispositifs PTZ et Pinel). Pour 2018, l'organisation avance une prévision de +5% dans le neuf, +1% dans l'entretien-rénovation, soit +2,5% au global.

L'hôtellerie-restauration, secteur clé pour l'emploi en France selon Pôle Emploi

D'après une enquête intitulée « Éclairages et synthèses : les métiers de l'hôtellerie et de la restauration » réalisée par Pôle Emploi, le secteur de l'hôtellerie-restauration joue un rôle essentiel pour l'emploi en France. En effet, avec un peu plus d'un million de personnes salariées en France, soit « 5,6% de l'emploi salarié marchand non agricole », et surtout une progression notable de 25% du nombre des emplois sur la période 2005-2017, l'hôtellerie-restauration tire clairement son épingle du jeu. Portés par des modes de consommation privilégiant les services et les loisirs, les métiers de l'hôtellerie et de la restauration devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. Cela représenterait 137.000 emplois supplémentaires sur la période 2012-2022, soit une hausse annuelle moyenne de +1,3%, selon les travaux de prospective.

Le commerce spécialisé boucle une année 2017 en recul de 0,2%

D'après les chiffres dévoilés par Procos, la fédération du commerce spécialisé, l'activité du mois de décembre 2017 a été négative (-1,4%) par rapport à un bon mois de décembre 2016 (+2%). Dans le détail, c'est l'équipement de la maison qui enregistre le retrait le plus important (-3,4%). L'équipement de la personne (-1,8%) et l'hygiène-santé beauté (-1,1 %) affichent également des résultats négatifs tandis que la restauration stagne. Seuls les services sont positifs (+6%). En termes d'emplacements, durant décembre 2017, ce sont les centres-villes qui connaissent les moins bonnes performances (-3,8%). Particulièrement les pieds d'immeubles (-5,6%) alors que les centres commerciaux de centre-ville résistent mieux (-1,1%). Les commerces installés en périphérie (-0,1%) s'en sortent moins mal que ceux des centres-villes, soutenus par les centres commerciaux (+0,7%). En cumul annuel 2017, l'indice d'activité du commerce de détail ressort à - 0,2% (contre +0,2% pour 2016). Pour 2018, si l'organisme met en avant des indicateurs économiques et sociaux favorables, elle estime que la trop faible augmentation du pouvoir d'achat ne devrait pas permettre d'envisager une véritable dynamique en matière de consommation.