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Lettre d'information Agricole du 11 septembre 2017

Publié le 11 septembre 2017

Bretagne : 33 millions d'euros pour l'agriculture

En 2017, la Région Bretagne engagera 33 millions d’euros afin de soutenir les filières agricoles. Il s'agit notamment de soutenir les mesures agri-environnementales et climatiques, ainsi que le plan bâtiment pour la rénovation et l'extension des élevages.

La FNSEA satisfaite des Etats généraux de l'Alimentation

Christine Lambert, présidente de la FNSEA, a assuré que le 1er syndicat agricole français était satisfait des premières discussions menées dans le cadre des Etats généraux de l'Alimentation et attend maintenant des décisions concrètes. La FNSEA « travaille d'arrache-pied pour aboutir à un réajustement de la LME », la loi de modernisation de l'économie, qui régit les négociations commerciales entre distributeurs et industriels de l'agro-alimentaire. Dans cette LME remaniée, le syndicat souhaite « un encadrement des promotions pour éviter un bradage des produits, et revoir le seuil de revente à perte qui écrase les prix ». La FNSEA sera également présente lors des discussions du 2ème chantier des États Généraux, « pour attester de tout ce qui a été mis en œuvre depuis 15-20 ans » en matière de sécurité alimentaire et de signes officiels de qualité.

Aides Pac 2017: Publication au JO des montants des apports de trésorerie remboursables

Un décret en date du 4 septembre fixe les modalités d'octroi des apports de trésorerie remboursable (ATR) pour les aides PAC de la campagne 2017. Pour les paiements de base et les aides couplées animales (premier pilier), les montants des apports sont reconduits au taux de 90% (des aides susceptibles d’être versées au titre de la campagne 2016). Le décret fixe le même taux de 90% pour les indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN). Pour les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et les aides à la conversion ou au maintien en agriculture biologique, il fixe le taux à 80% des montants.

Bond des exportations laitières bretonnes au 2e trimestre 2017

La hausse des exportations laitières bretonnes au 1er semestre 2017 s'explique notamment par des achats accrus de la Chine, de l'Algérie et de l'Italie. Fromages, poudres de lait et beurre arrivent en tête des ventes. Les exportations bretonnes de produits laitiers et fromages enregistrent une hausse de 29% au deuxième trimestre 2017 par rapport à la même période en 2016, pour atteindre 205 millions d’euros. La croissance la plus notable s'observe vers la Chine (+119%), passant d'un chiffre d'affaires de 13 millions d’euros au 2e trimestre 2016 à 29 millions d’euros au 2e trimestre 2017. Cette évolution régionale reflète la montée en charge de la nouvelle usine Synutra basée à Carhaix, à destination du port de Qingdao (Province du Shandong), via le port de Brest. Mais aussi l'expansion de l'activité export vers la Chine d'autres industriels laitiers bretons, tels que Laïta, Sodiaal, Sill, Lactalis, y compris au départ de l'Ille et Vilaine. Si les investissements industriels récents accélèrent les ventes bretonnes à l'étranger en laits infantiles et ingrédients secs laitiers, les fromages restent le premier poste à l'export, suivis par les poudres de lait et le beurre.

Lait : la collecte laitière recule en France, mais progresse en Europe

Au mois de juin, la collecte laitière européenne progressait de 1,6% par rapport au même mois de 2,016, selon Bruxelles. Ce sont 214.000 t de lait supplémentaires qui ont ainsi été produites, en particulier en Pologne, en Italie et en Irlande. Au premier semestre, la collecte reste néanmoins 0,6% sous son niveau de 2016. En France, le recul est de 2,8% pour le premier semestre et de 1,3% pour le mois de juin, selon FranceAgriMer. Le prix du lait spot s'est redressé en Europe, notamment en Italie et aux Pays-Bas, où ils dépassent fin août leurs niveaux de l'an dernier respectivement de 28% et de 39%. À noter, en juin, la production de la Nouvelle-Zélande a bondi de 21,2% par rapport à l'an dernier. En Australie, la hausse est estimée à 2,2% et aux États-Unis à 1,6%.

Bovins : le broutard léger a la cote

Selon les chiffres du ministère de l'Agriculture, sur le 1er semestre de l'année, les exportations de broutards sont en légère hausse, de 0,9% par rapport à 2016. Cette hausse concerne les broutards légers dont les ventes progressent fortement, atteignant ainsi plus de 140.000 têtes. En revanche, les ventes de broutards lourds, hors des frontières, reculent de plus de 2%, ce qui représente 8.000 têtes en moins ; en particulier à destination de l'Italie et de l'Algérie. Du côté des bovins de boucherie, « les abattages, corrigés des variations journalières (CVJA), augmentent de 0,9% en têtes entre juillet 2016 et juillet 2017. En poids, ils reculent de 1,1%. Avec près de 62.000 têtes, les abattages totaux de vaches allaitantes progressent de 2,4%, sur un an. Les abattages de vaches laitières, quant à eux, chutent de 4%, à près de 60.500 têtes.

Recul des abattages porcins en juillet

Selon Agreste, en juillet 2017, les abattages CVJA (coefficients de variation journalière d'abattage) de porcins ont reculé de 3,3% en têtes et de 3,4% en poids en glissement annuel. Depuis début 2017, ils se sont repliés de 3,9% en têtes et de 4,1% en poids. Au cours du 1er semestre, la production française a diminué de 4,7%. En juin 2017, les exportations de viande porcine ont chuté de 14% en glissement annuel, soit 7.600 tonnes équivalent carcasse (téc) de moins. Le repli vers la Chine est très marqué (- 7.200 téc), même si les exportations vers ce pays restent plus élevées qu'en juin 2015. Les importations de viande porcine ont elles augmenté de 9% en glissement annuel, soit 4.000 téc de plus, la plus forte hausse concernant l'Espagne, avec + 2.500 téc.

Volailles : abattages toniques en juillet

Selon les chiffres de la note Agreste du ministère de l'Agriculture, en juillet, les abattages ont progressé de 5% en poulets et de 20% en canards. À l'inverse, ceux de dindes se sont repliés de 9%. Au total, les abattages de volailles ont progressé de 3,1% en tec, tandis qu'ils se sont repliés de 1,6% sur les sept premiers mois de l'année. Au 1er semestre, avec près de 890.000 tec, la production de volailles a accusé une baisse de 1,3% par rapport à 2016. L'évolution varie selon l'espèce : stable pour le poulet, en repli de 3,5% pour la dinde, et en déclin de 9% pour le canard. À la même période, le solde du commerce extérieur de viandes et préparations de poulet s’est creusé en volume : 200.000 tec exportées contre 276.000 tec importées. Les exportations de poulets ont chuté de près de 6% par rapport au 1er semestre de 2016, soit 11.600 tec de moins. Or les importations ont gagné plus de 4%. Concernant la production d'œufs, elle s’est affichée en hausse de près de 5% au premier semestre 2017.