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Lettre d'information ACS du 1er mars 2021

Publié le 01 mars 2021

Le climat des affaires en France se dégrade légèrement en février, selon l'Insee

Après deux mois de progression dans les services, l'indicateur qui reflète le climat des affaires a perdu un point en février, pour s'établir à 90, indique l'Insee. Dans le détail, l'indicateur affiche son troisième mois de baisse dans le commerce de détail, pénalisé par le couvre-feu, tandis qu'il poursuit sa progression dans l'industrie depuis le confinement de novembre.

Malgré la crise, il n'y a pas eu « de hausse marquée » de la dette nette des entreprises françaises en 2020

Selon des données publiées par la Banque de France, la dette nette des entreprises n'a pas connu de forte hausse en 2020 malgré la crise (+0,8 %, soit 17 milliards d'euros). Sur l'ensemble de l'année 2020, la dette brute des entreprises (hors sociétés financières) a ainsi crû de 13 % (+217 milliards d'euros) tandis que le montant total des crédits bancaires souscrits, PGE inclus, a augmenté de 139 milliards d'euros. Elles ont aussi émis davantage de titres de créances (obligations, etc.). Au final, la trésorerie des entreprises a bondi de près de 30 % (+200 milliards d'euros), une partie des crédits souscrits ayant eu pour but de l'alimenter.

Les investissements étrangers en France ont reculé de 17 % en 2020

Malgré un très net ralentissement mondial des investissements internationaux en 2020 en raison de la pandémie, Business France a recensé 1.215 décisions d'investissements sur l'année sur le territoire français, soit « seulement » 17 % de moins qu'en 2019. La situation est d'autant plus résiliente que plus de 80 % de ces projets ont contribué à maintenir ou créer de l'emploi en France, ce qui est loin d'être le cas à l'échelle mondiale. Au total, ces investissements permettent de soutenir 34.567 emplois (-13 % par rapport à 2019 mais +14 % par rapport à 2018). Dans le détail, en 2020, les filiales étrangères ont d'abord implanté ou développé des sites de production. Dans le contexte de la pandémie, les filières santé et médicaments ont particulièrement tiré cette croissance. Le nombre d'extensions de centres de R&D s'est, par ailleurs, maintenu à un niveau élevé (82 projets). L'Union européenne demeure la principale source d'investissements en France.

Délais de paiement : 30 % des entreprises souvent hors des clous, selon la DGCCRF

D'après le bilan annuel de la direction des fraudes (DGCCRF), près de 30 % des entreprises payent une fraction non-négligeable de leurs factures au-delà des délais légaux. Selon un bilan encore provisoire, 20,5 millions d'euros d'amendes ont été infligés l'an dernier pour des retards de paiement. La DGCCRF précise toutefois que ce montant pourra être amené à diminuer suite à l'étude des demandes déposées par les entreprises dans le cadre de la phase contradictoire.

La trésorerie des PME au plus haut, mais des perspectives de demande dégradées

Selon un baromètre de Bpifrance et l'institut Rexecode, les PME et très petites entreprises (TPE) affichent une situation de trésorerie meilleure que jamais, mais font face à des perspectives de demande dégradées qui freinent leur croissance. Par rapport au quatrième trimestre 2020, 55 % des dirigeants interrogés anticipent une stabilisation de leur trésorerie, 36% une dégradation et 9% une amélioration. La moitié des patrons de PME citent ainsi les mauvaises perspectives de demande comme un frein à leur croissance, une proportion toutefois en baisse puisqu'ils étaient 60 % dans ce cas durant le dernier trimestre de 2020. Les difficultés de recrutement, principal frein au développement de l'activité avant la crise sanitaire, sont reléguées à la deuxième place. Aussi, face à des perspectives de reprise encore fragiles, 60 % des PME et TPE ayant obtenu un prêt garanti par l'État (PGE) envisagent désormais de l'amortir sur plusieurs années, contre seulement 45 % en octobre. De plus, 8 % craignent ne pas pouvoir rembourser leur PGE, une proportion qui reste faible, mais ne cesse d'augmenter. La contrainte que fait peser l'endettement sur les éventuels projets de développement de l'entreprise est jugée « forte » par seulement 14 % des dirigeants, et « inexistante » pour plus de la moitié d'entre eux. Enfin, 60 % des entrepreneurs n'envisagent pas de changer leur mode de financement à la suite de la crise, tandis que 20 % pensent avoir davantage recours aux banques. Seuls 6 % des patrons de PME/TPE réfléchissent à un apport d'associés ou de proches et 6 % à ouvrir leur capital.

La construction de logements neufs s'enfonce

D'après les données fournies par le ministère de la Transition écologiques, les autorisations de construire et les mises en chantier sont toujours dans le rouge. Sur les douze derniers mois, 377.00 logements ont été autorisés à la construction, soit 73.500 de moins qu'au cours des douze mois précédents (-16,3 %). Dans le détail, le recul est plus fort dans le logement collectif (-23,5 %). L'individuel pur abandonne 10,1 % et l'individuel groupé -16,5 %. Concernant les mises en chantier, un recul est également constaté. Sur les douze derniers mois, 344.900 logements ont en effet été mis en chantier, soit 44.000 de moins (- 11,3 %) que pendant les douze mois précédents. Sur les ouvertures du chantier, toutes les typologies de logement s'affichent en baisse : -10,8 % pour le collectif, -12,6 % pour l'individuel groupé, -11,2 % pour l'individuel pur.

Business Angels 35 aura investi 732.500 euros l'an dernier

En 2020, l'association Business Angels 35 a engagé 732.500 euros répartis entre 9 entreprises. Dans le détail, 5 engagements ont été réalisés dans des jeunes pousses, dans le cadre d'un premier tour. 4 autres engagements ont été des réinvestissements dans des sociétés plus en développement. Les prises de participations ont augmenté de 48 % par rapport à 2019. Business Angels 35 précise que l'apport effectué par ses membres dans les structures soutenues se traduit par 4 fois plus de financements bancaires, principalement sous la forme de dettes.