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Lettre d'information Agricole du 12 mars 2018

Publié le 12 mars 2018

Plan de modernisation : 1,4 milliards d'euros alloués à l'agroalimentaire 

Lors du Salon de l'Agriculture, Stéphane Travert a dévoilé les grands axes du plan d'investissement public de 5 milliards d'euros dédié à la modernisation de l'agriculture. La transformation alimentaire bénéficierait d'un volume de 1,4 milliards d'euros sous forme de « prêts aux industries agroalimentaire ». L'axe principal concerne le développement agricole, soit 3 milliards d'euros. Il sera complété par un axe destiné à « favoriser l'innovation et la structuration des filières agricoles » à hauteur de 500 millions d'euros.

Baisse de 1% des prix des produits agricoles en janvier 2018 

D'après Agreste, les prix français à la production de l'ensemble des produits agricoles ont diminué de 1% en janvier 2018 par rapport au mois précédent. Le service de statistiques du ministère de l'Agriculture a par ailleurs noté que les prix se sont contractés dans les mêmes proportions que celles observées en janvier 2017. Dans le détail, les prix du vin, des fruits, du lait et des œufs sont dynamiques sur un an mais ne suffisent pas à contrebalancer le repli toujours important des cours des grandes cultures, des légumes et du bétail.

Retraites agricoles : le «coup de force» du gouvernement pour torpiller une proposition de loi au Sénat

Les communistes ont proposé une loi visant à porter le montant de retraite de 75% à 85% du Smic net pour une carrière complète de chef d'exploitation. Ce texte faisant pourtant l'unanimité a été bloqué au dernier moment par un amendement du gouvernement. L'application de la mesure a ainsi été repoussée à 2020. Selon l'exécutif, « l'amélioration des petites pensions agricoles ne peut être envisagées indépendamment des autres évolutions qui affecte notre système de retraites ».

Bruxelles propose de porter les aides de minimis à 25 000 euros 

Le 2 mars, la Commission européenne a proposé de porter le montant des aides d'Etat pour l'agriculture sans notification préalable de 15.000 à 25.000 euros par exploitation sur une durée de trois ans. Afin d'éviter les distorsions de concurrence, Bruxelles a toutefois suggéré qu'un seul secteur agricole ne puisse concentrer au niveau national plus de 50% du montant total de ces aides dites de minimis.

Du mieux dans les négociations, selon les producteurs laitiers 

Les négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels laitiers ont permis à ces derniers d'obtenir des hausses de tarifs qui devraient se répercuter sur les revenus des éleveurs, a affirmé la Fédération nationale des producteurs de lait. « Aujourd'hui, aucun distributeur ne propose d'acheter moins cher les produits laitiers en 2018 qu'il ne les a payés en 2017. C'est un fait », a indiqué André Bonnard, secrétaire général de la FNPL. Le secrétaire général de la FNPL sera également « extrêmement vigilant à ce que cette augmentation des tarifs ne se traduise pas par une augmentation des marges des industriels mais bien qu'elle soit partagée entre producteurs et industriels ».

Comment la filière viande veut retrouver la confiance des consommateurs 

À l'occasion du Salon de l'Agriculture, les associations interprofessionnelles Interbev, Inaporc et la marque Label Rouge en ont profité pour mettre en avant leurs engagements sociétaux ; dans l'objectif de revaloriser leurs démarches en faveur d'une production responsable, engagée sur le bien-être animal, respectueuse de l'environnement et équitable. Interbev et Inaporc se sont ainsi engagées dans le développement de la viande bio ; les filières visant un doublement de la production à l'horizon 2022. Interbev en a également profité pour publier un manifeste formalisant l'engagement de la filière à respecter le « Pacte pour un engagement sociétal » écrit en février 2017. Confrontée à un déficit de visibilité, la marque Label Rouge a décidé de repositionner sa communication et entend donc recréer un lien de proximité entre l'éleveur et le consommateur, via une nouvelle page Facebook, regroupant déjà des informations locales sur les élevages, un site internet au 2nd semestre...

Porcs : les abattages ont rebondi en janvier 

Selon le ministère de l'Agriculture, en janvier, les abattages français de porcs ont augmenté de 2,5% en têtes par rapport à l'an dernier. Sur l'année 2017, la production porcine française a reculé de 1,5% par rapport à 2016. Et sur les huit premiers mois de 2017, les exportations ont chuté de 3% comparées à la même période de l'année précédente. Quant aux importations, sur la même période, elles ont augmenté de 1,9%. Concernant les exportations, le ministère estime que « les rumeurs en janvier 2018 d'extension possible de la peste porcine en Europe de l'Est semblent impacter quelque peu les débouchés à l'export de ces pays. La demande intra-européenne est également ralentie. L'offre s'alourdit et les cours européens s'orientent donc encore à la baisse. »

La volaille française fait les yeux doux à la RHD 

Alors que sur les 1,8 million de tonnes de volailles produites en France en 2017, seules 70% sont consommées sur le territoire (dont seulement 16% en RHD), l'Association pour la promotion de la volaille française (APVF) s'est fixée comme objectif de reconquérir la restauration hors domicile pour les années à venir. En ce sens, l'APVF va s'adresser directement aux décideurs de la restauration, mais aussi aux élus et au consommateur final via une campagne de communication qui débutera en mars dans la presse professionnelle et à la radio. L'APVF estime pouvoir lever les craintes liées au surcoût en rappelant les atouts de l'origine France reconnus par les consommateurs, à savoir la traçabilité, la qualité gustative et sanitaire et le soutien de l'emploi. Auprès des décideurs de la RHD qui estimeraient difficile de franchir le pas, l'APVF veut mettre en lumière ceux qui ont fait le choix de la volaille française.