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Lettre d'information ACS du 26 mars 2018

Publié le 26 mars 2018

Nouveau recul des faillites en France

D'après des chiffres publiés par la Banque de France, les défaillances d'entreprises ont reculé de 5,8% en 2017 : 54.572 entreprises ont en effet fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, placées en redressement judiciaire ou mises en liquidation, contre 57.947 en 2016. Dans le détail, c'est dans les secteurs de la construction et de l'immobilier que le recul des défaillances est le plus marqué. La reprise de l'économie et la faiblesse des taux d'intérêt ont en effet particulièrement porté ces deux secteurs. Les défaillances ont également reculé dans les secteurs des conseils et services aux entreprises (-7,7%), dans l'hébergement et la restauration (-5,1%), et dans le commerce et la réparation automobile (-3,6%). Plusieurs secteurs restent toujours à la peine : le secteur des transports et de l'entreposage (+5,1%) et l'agriculture et la pêche (+6%). On peut enfin noter une baisse globale des défaillances des petites et moyennes entreprises (-5,9%), malgré une progression notable sur le seul segment des petites entreprises (+10,3%).

Les retards de paiement diminuent... sauf dans les grands groupes

La baisse des délais de paiement se poursuit. Au printemps 2017, ils sont passés sous la barre des 11 jours de retard, selon un rapport de l'Observatoire des délais de paiement de Bercy. Si la situation s'est améliorée partout, ce n'est pas le cas dans les grands groupes. Par ailleurs, les retards de paiement de plus d'un mois se sont aggravés, notamment dans ces grands groupes. En effet, un grand groupe sur cinq a des retards de paiement supérieurs à un mois, contre une sur dix pour les PME. Pour peser sur les grandes entreprises, Bercy entend poursuivre la publicité des sanctions (ou « Name and Shame »). Depuis la loi Sapin, les sanctions peuvent aller jusqu'à 2 millions d'euros.

Ces PME françaises qui exportent toujours aussi peu...

Selon une note publiée par l'Insee, sur les 645 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'exportation déclarés par les entreprises des secteurs marchands en 2015, seuls 17% sont réalisés par les 200.300 petites et moyennes entreprises (moins de 250 salariés) exportatrices. Dans le détail, seulement 6% des 2,6 millions de micro-entreprises et 32% des 140.000 PME françaises exportent, contre 68% des ETI et 85 % des grandes entreprises. Concernant les montants médians des exportations, ceux des PME sont plus faibles, indique le rapport : le chiffre d'affaires à l'exportation est en effet inférieur à 22.000 euros pour la moitié des micro-entreprises et à 275.000 euros pour la moitié des PME. L'institut note en outre que sur les 40.000 à 50.000 entreprises qui se lancent chaque année dans l'exportation (et parmi lesquelles se trouvent de nombreuses micro-entreprises), beaucoup d'entre elles ne poursuivent pas l'aventure en raison de coûts d'entrée élevés sur les marchés étrangers et des délais de paiement plus longs. « Si ce renouvellement participe à la compétitivité économique, il reflète aussi la vulnérabilité des exportateurs occasionnels. Ils s'essayent à l'international sans toujours confirmer cet essai » résume la Direction générale des douanes. Les entreprises qui s'en sortent le mieux semblent être celles qui sont implantées à l'étranger en plus d'être en France. Pour soutenir l'exportation des entreprises, l'actuel gouvernement a récemment dévoilé plusieurs mesures : guichet unique dans chaque région, simplification du système de financement, ou encore développement de la culture de l'internationalisation via le perfectionnement de l'Anglais.

Bpifrance et la Commission européenne associent leurs plateformes pour attirer les investisseurs

Début mars, deux plateformes dédiées aux entrepreneurs et chefs d'entreprise, le portail européen de projets d'investissement (Commission européenne) et EuroQuity (Bpifrance), ont conclu un partenariat afin d'apporter plus de visibilité aux projets entrepreneuriaux français. Cette alliance va désormais permettre aux porteurs de projets de s'inscrire sur les deux plateformes et de bénéficier de services associés qui n'ont pas été encore révélés, en plus de gagner en visibilité. Les deux partenaires organiseront conjointement des évènements et travailleront ensemble sur le plan technique. Grâce à ce partenariat, les entreprises attirées par l'export augmenteront leurs chances de se développer à l'international.

La réforme du régime des indépendants sur les rails

Le 19 mars s'est tenu le premier comité de pilotage du RSI en présence de la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, et du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Ayant pour mission de conduire la réforme du RSI, supprimé le 1er janvier dernier, tout en veillant à la continuité de services pour les travailleurs indépendants, le comité de pilotage se réunira une fois par mois pour superviser la période transitoire de 2 ans. En 2019, les salariés passés indépendants resteront gérés par leur caisse primaire d'assurance-maladie, comme tous les indépendants en 2020. De même, l'Assurance retraite sera à terme leur «unique interlocuteur» pour la retraite de base et pour «partie» de leur retraite complémentaire. La gestion du recouvrement des cotisations est désormais confiée aux seules Urssaf pour mettre un terme aux «erreurs».

Bretagne : hausse de l'intérim en janvier

D'après le baromètre mensuel de Prism'Emploi, les emplois intérimaires ont progressé de 12,4% en Bretagne au mois de janvier 2018. Alors que tous les secteurs d'activités s'affichent en hausse, l'Ille-et-Vilaine est le premier contributeur de cette progression puisque le nombre d'intérimaires a fait un bond de 27,8%. Dans le Morbihan, la progression de l'intérim a été de 11,5%.

Hausse des coûts de construction sur l'année 2017

Selon des chiffres publiés par l'Insee le 21 mars, malgré une baisse de l'indice du coût de construction (ICC) au quatrième trimestre 2017 (-3 points par rapport au troisième trimestre), celui-ci s'affiche en hausse sur un an (+1,3%). Le coût des matériaux est également en hausse, note l'Insee : +3,1 points sur un an et +1,1 point au quatrième trimestre. D'après l'institut, les coûts de production sont en hausse dans les secteurs du bâtiment, l'indice dans le génie civil augmentant notamment de 3,6 points sur l'année (106,6 en décembre 2017). La croissance du coût de production dans les travaux publics est quant à elle de 3,4 points (106,9).