actualités

Lettre d'information ACS du 19 novembre 2018

Publié le 22 novembre 2018

Bretagne : l'activité du mois d'octobre en léger repli 

D'après la dernière note conjoncturelle mensuelle de la Banque de France, un léger repli de l'activité industrielle bretonne a été constaté en octobre. La production a en effet diminué et les effectifs ont légèrement baissé. Malgré une croissance « limitée », la situation est un peu meilleure dans les services, où des recrutements ont été enregistrés dans différents secteurs comme l'hébergement. Du côté du bâtiment, la situation est qualifiée de favorable par la Banque de France : les entreprises ont réussi à augmenter leurs prix pour absorber l'évolution des matières premières et les carnets de commandes du bâtiment sont bien orientés. Les travaux publics sont également en bonne forme mais les dirigeants sont prudents pour la fin de l'année 

L'activité industrielle a fortement rebondi en 2017 

Le nombre d'investissements industriels étrangers en France a bondi de 52% l'an dernier, indique le baromètre annuel EY de l'attractivité industrielle. Avec 323 projets industriels (implantations ou extensions d'usines) menés l'an dernier par des investisseurs étrangers, la France devance largement le Royaume-Uni, deuxième de ce classement couvrant l'Europe de l'Ouest et de l'Est et intégrant également la Turquie (3e) et la Russie (4e). Si le cumul du nombre d'emplois créés par ces projets industriels est comparable au Royaume-Uni et en Allemagne - autour de 10.000 également - chaque projet est en moyenne moins générateur d'emplois en France. Ainsi, seulement 32 emplois en moyenne sont créés pour chaque investissement direct étranger (IDE) industriel en France, contre 50 au Royaume-Uni et 60 en Allemagne. Pour les auteurs du baromètre, cet état de fait s'explique en partie par la proportion plus importante d'extensions de sites existants : 86% des projets en France, contre seulement 75% au Royaume-Uni et 62% en Allemagne. 

Le moral des patrons continue de s'éroder 

Selon l'observatoire OpinionWay-Banque Palatine, la confiance des dirigeants de PME et d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans l'économie française a enregistré son troisième mois de recul consécutif en novembre. Si la confiance des dirigeants sur les perspectives à six mois de l'économie française reste assez élevée (74%), c'est un point de moins qu'en octobre, après un recul de 13 points sur les deux mois précédents. Si 81% des dirigeants interrogés sont assez optimistes vis-à-vis de leur activité, ils le sont moins vis-à-vis de l'économie mondiale (-2pts à 69%). Concernant l'indice qui synthétise les perspectives d'investissement, il continue de refluer, abandonnant deux points, à 118 (-11 points depuis son record en juin dernier). Ces chiffres en recul témoignent "d'une certaine prudence en fin d'année et peut-être d'une légère déception suite aux premières annonces du projet de loi de finances 2019 qui, selon les dirigeants, manque de mesures favorables à la compétitivité des PME-ETI", estime Pierre-Yves Dréan, directeur général de la Banque Palatine. 

Emploi salarié : 30 200 créations nettes de postes dans le privé au 3e trimestre 

Selon l'Insee, les créations nettes d'emplois du secteur privé se poursuivent pour le quatorzième trimestre consécutif. Grâce au dynamisme de la construction, 30.200 nouveaux postes ont en effet été créés (+0,2%) au 3ème trimestre. Sur un an, les entreprises ont créé 211.100 emplois salariés (+1,1?%), pour atteindre un record de 19,43 millions de postes. Dans le détail, l'emploi privé continue d'augmenter modérément dans les services marchands : +0,2% (soit +23.300), au même rythme que le trimestre précédent (+22.000) et sa hausse sur un an atteint 169.600. L'emploi non marchand privé est stable au troisième trimestre et quasi stable sur un an (+0,1%). Concernant l'emploi intérimaire, si celui-ci est en hausse sur un an (+2,6 %, soit +20.200), l'Insee dévoile des chiffres en recul pour le troisième trimestre 2018 : -1,3%, soit -10.300. 

La France compte moins d'entreprises en forte croissance que la moyenne européenne 

Une étude de l'Insee révèle qu'en 2015 8,6% des entreprises en France étaient des entreprises en forte croissance contre 9,9% en moyenne en Europe. Ce terme désigne les entreprises dont le taux de croissance annuel moyen sur trois ans des effectifs salariés est supérieur à 10% et qui avaient un effectif de 10 salariés ou plus au début de la période étudiée. En 2012, 45% de ces entreprises avaient moins de dix ans d'ancienneté, contre 26% dans l'ensemble des entreprises de 10 salariés ou plus des secteurs marchands hors agriculture dans l'Hexagone. Par ailleurs, 16,6% des entreprises en forte croissance appartenaient aux activités de l'information et à la communication, 10% faisaient partie du secteur du transport et des entrepôts, et autant des secteurs financiers et immobiliers. Enfin, 1,17 million de salariés travaillaient pour les entreprises en forte croissance en 2015, soit une hausse de 85% par rapport à 2012. En seulement trois ans, la hausse du nombre de postes atteint 540.000 emplois. 

Emploi : le gouvernement veut relancer les groupements d'employeurs 

A la demande du Premier Ministre, le Conseil économique social et environnemental a rendu un rapport sur les groupements d'employeurs (GE). Ce dispositif, qui assure sécurité de contrat aux salariés et flexibilité au PME, permet à plusieurs entreprises de mettre en commun et de partager des compétences humaines. Le rapport propose plusieurs mesures pour lever les freins fiscaux ou réglementaires. Le Cese recommande ainsi de mettre en place un fonds mutuel de garantie national, abondé par les entreprises, pour atténuer les risques liés au système de solidarité qui prévoit qu'en cas de défaillance d'une entreprise les autres membres du GE comblent les aléas financiers. Elle propose également d'exonérer de TVA les membres d'un GE qui n'y sont pas assujettis même si d'autres membres le sont. Un fonds d'amorçage pourrait voir le jour pour développer leur création. Enfin, pour encourager les groupements dans des domaines pointus, l'exonération que permet le statut « Jeune entreprise innovante » pourrait être appliquée à un GE qui regroupe de telles entreprises.

Nouvelle baisse des accidents du travail et des maladies professionnelles en 2017 

En 2017, le nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles a encore baissé, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis la fin des années 1940. La branche de la Sécurité sociale consacrée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles a comptabilisé 33,4 accidents du travail pour 1.000 salariés en 2017 et 48.522 nouveaux cas de maladies professionnelles ont été reconnus, soit une baisse de 0,5% par rapport à 2016 pour les deux indicateurs. Mais cette baisse évolue différemment selon les secteurs et les pathologies. Dans le bâtiment et les travaux publics, la fréquence des accidents du travail reste bien plus élevée que la moyenne, avec 56,8 accidents du travail pour 1.000. La situation se dégrade pour les secteurs de l'aide et des soins à la personne ainsi que l'intérim. Les reconnaissances de pathologies liées à l'amiante ont baissé de 5,9%. Bien moins nombreuses en valeur absolue, les reconnaissances de cancers hors amiante poursuivent leur hausse (+12%). Pour la cinquième année consécutive, la branche accidents du travail-maladies professionnelles finie dans le vert, avec un excédent net annuel qui a atteint 1,3 milliard d'euros.