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Lettre d'information Agricole du 25 mars 2019

Publié le 25 mars 2019

Europe : un accord européen sur la protection des indications géographiques 

Le Parlement européen, le Conseil et la Commission sont parvenus le 14 mars à un accord politique sur les règles qui régissent le fonctionnement de l'UE en tant que membre de l'Acte de Genève, un nouveau traité multilatéral pour la protection des indications géographiques géré par l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle. À travers cet accord politique, les indications géographiques de l'UE pourront bénéficier d'une protection renforcée au niveau multilatéral, en compléments des accords bilatéraux qui protègent déjà les indications géographiques de l'UE dans le monde. L'Acte de Genève vient moderniser l'Accord de Lisbonne de 1958 sur la protection des appellations d'origine et leur enregistrement international en permettant notamment aux organisations internationales telles que l'UE de s'affilier. 

Vers une expérimentation d'un étiquetage des modes d'élevage ? 

Le Conseil National de l'Alimentation (CNA) a été saisi par les ministères de l'environnement, de la consommation, de la santé et de l'agriculture afin de définir les modalités de mise en œuvre de l'expérimentation d'un étiquetage des modes d'élevage, en concertation avec tous les acteurs impliqués. Le groupe de concertation « Réflexion pour une expérimentation d'un étiquetage des modes d'élevage », réunissant les membres du CNA ainsi que les structures qui auront utilement été associées, doit publier un avis permettant de définir le périmètre de l'expérimentation, de veiller à sa bonne articulation avec la réglementation et les initiatives en cours, ainsi qu'une méthode pour mettre en place l'expérimentation et analyser ses résultats d'ici la fin 2019. 

9 % des salariés agricoles ont perçu une prime exceptionnelle

Selon des chiffres publiés dans une note de conjoncture de l'Insee, 9% des salariés du secteur agricole ont bénéficié de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, dite prime « Macron », depuis sa mise en place au début du mois de décembre, pour un montant moyen de 515 euros. C'est un montant supérieur à la moyenne nationale, qui s'établit à 449 euros et qui représente au global près d'un milliard d'euros.

France : la collecte revient dans le vert 

Alors que le ministère de l'agriculture annonce, le 15 mars, que la collecte de lait de vache a diminué de 2,9% en janvier, le sondage hebdomadaire de FranceAgriMer révèle, le même jour, que la collecte est repassée au-dessus de celle de 2018 au début mars (+0,3%). Elle s'était progressivement rétablie au cours des quatre semaines précédentes : successivement -3,8%, -3%, -2,6%, -1,9%. En janvier 2019, la collecte de lait de vache a reculé de 2,9% par rapport à janvier 2018, pour le 6e mois consécutif. « Ce ralentissement persistant de la collecte est l'effet conjugué de la baisse des effectifs de vaches laitières (-0,9%) et d'une météo particulièrement défavorable pour la production laitière en 2018 », analyse le ministère de l'agriculture dans une publication Agreste mise en ligne le 15 mars 2019. 

Europe : le prix du lait bio stagne en France et baisse en Allemagne 

D'après les statistiques FranceAgriMer, le lait de vache biologique a été payé en 2018 à un prix moyen de 454,30 euros (prix calculé au prorata des volumes mensuels)… Quasi la même chose qu'en 2017 (- 0,70 euros), alors que les volumes collectés ont progressé de 32%, à 842 Ml. Outre-Rhin où la collecte de lait bio a crû l'an dernier de 19% à 1,51 md de litres, le prix moyen, bien qu'en recul de plus de 8 euros, reste supérieur au prix français, à 468,10 euros/1.000 l. 

Peste porcine africaine : la clôture terminée fin mars 

Selon le ministère de l'Agriculture, la clôture de 112 kilomètres qui doit empêcher l'arrivée en France de sangliers porteurs de la peste porcine africaine sera terminée fin mars. Le coût, entièrement pris en charge par le ministère de l'Agriculture, s'élève à 5,3 millions d'euros. 230 sangliers ont en outre été abattus pour dépeupler la future « zone blanche » avec la Belgique. 

104 000 vaches de moins en France 

D'après la note d'Infos rapides du ministère de l'Agriculture, au 31 décembre 2018, la France comptait 18,5 millions de bovins. Si ce chiffre apparaît stable par rapport à 2017, il se caractérise en revanche par une baisse générale des effectifs de bovins de plus de 8 mois et par une hausse du nombre de bovins de moins de 8 mois. Le nombre de gros bovins (+ de 12 mois) est ainsi passé de 13,7 millions de têtes à 13,3 millions à la fin de 2018, tandis que le nombre de bovins de moins de 8 mois a augmenté de 13,8%, rattrapant presque le niveau de 2016. Concernant le cheptel laitier, celui-ci continue de diminuer mais dans une moindre mesure : -1,3% par rapport à 2017, alors qu'entre 2016 et 2017, le repli était de -3,9%. Compte tenu du stock d'animaux présents dans les exploitations au 31 décembre 2018 et de la conjoncture actuelle, le ministère estime que la production bovine totale devrait reculer de 2,9% en 2019. 

Poulet : les signes de qualité gagnent du terrain 

Le poulet est l'espèce la plus consommée en France. Selon Kantar Worldpanel, relayé par l'interprofession Anvol, 23% des achats des ménages en 2018 concernaient le poulet entier (contre 52% en 1998), 48% les découpes (contre 33%) et 29% les produits élaborés (contre 15%). Les signes officiels de qualité tiennent le haut du pavé du côté des poulets entiers prêt-à-cuire (PAC). 62% des poulets PAC achetés étaient label rouge l'an dernier, 15% étaient certifiés et 10% issus de l'agriculture biologique. C'est le bio qui affiche la croissance la plus rapide?; sa part n'atteignait que 3% en 2006. Dans le même temps, le label rouge est resté stable et le poulet certifié a gagné 2 points. Du côté des découpes, le poulet standard continue de séduire (55% des achats l'an dernier) mais perd régulièrement du terrain (68% en 2006) au profit du poulet certifié dont la part dans les achats des ménages est passée de 17 à 29% en 11 ans. À noter des parts du label rouge et du bio de 12% et 4% l'an dernier.